۩ Gilbert Jourdren

"La poésie, l'aube du regard."

Mensonges


blanche

Tu as écartelé
Sur la roue des songes
l’amour, la tendresse
et les souvenirs
que nous avions battis
arc-en-ciel du bonheur

Pourquoi es-tu parti
Sur la route des mensonges
partager notre allégresse
à ses mendiants de jalousie
ces ignares de l’amour
qui n’t’apportaient que bonbons

Tu es tombée au combat
de la vérité, du trépas
Ils ont eu raison de toi
de ton peu de foi
de ton manque d’espoir
ils t’ont fait t’asseoir

Ils dansent sur notre mort
Leurs masques sinistres
et leurs yeux tristes
de n’avoir connu
le baiser des forts
qu’ils ne pourront enterrer

Toi Australe, moi du Septentrion
Les Alizés nous sont témoins
Qu’être heureux en ce monde
Dérange les malheureux
Qui n’ont que faire des enfants
des leurs et de ceux des autres

Tant qu’ils forniquent
Dans la boue et l’ivresse
Saouls de maladresse
L’innocent paie la facture
Du spectacle de l’enculée
De sa réalisation bancaire

Faut-il tout faire sauter
Pour qu’arrêtent de couler
Les larmes des enfants
Ces innocents de l’amour
Qui payent les intérêts
De parents adultères

Pourquoi, pourquoi
Par quel besoin d’attention
les as-tu choisis
Ces menteurs du coeur
Qui trompent et bafouent
la famille et l’amour
Qui pleurent en silence
de leur solitude égoïste
Ce qu’ils n’ont pu devenir
Ce qu’ils n’ont pu offrir

d’une beauté si fragile
d’une âme si confiante
que le pardon, le salut
de celui ou celle
qui blessé
laisse encore la nuit
la fenêtre ouverte
sous le regard d’une étoile filante

pour contempler le destin

blanche

samedi, 5 avril, 2008

blanche