Paris – Argenteuil
Ah Paris..
Les français sont d’une tristesse, c’est effroyable… plus ils sont propres et plus ils semblent tristes… la blancheur de leurs dents dans le miroir, sur le blanc de leur maléducation… leur foutent le cafard..
L’ame perdue, ils errent, metro-boulot-dodo.. et hargneux en plus. Heureusement que le soleil multicolore du Sud a trouvé, je ne sais par quel miracle, le moyen de sourire à l’étranger revenu d’exil, lui offrant les yeux et ce sourire Gospel, ce regard où la vie brille et se moque des visicitudes des ces BCBG de souches.
Le metro en pastels, à la peau noir parfois presque bleu, pigmenté de ces jeunes femmes aux teints mats aux flaveurs d’épices et d’olives, des ces turbans multicolores et de ces robes aux batiks magnifiques qui font palir d’envie tous ces précieux designers aux fesses serrées, me souhaite la bienvenue sur le monde de mes ancetres qu’ils ont conquéri, par le travail, la sueur et le désespoir.
Il faut le faire.. venir à Paris et se gaver de l’Acadie à La Maroquinerie. Bus 26, on remonte les Pyrennées.. entre Menilmontant et Gambetta. Et voilà que le 400ième du Québec nous ai chanté. Le Réveil de Zacharie me rempli de souvenirs de La Manikoutai et des Iles. Jomphes, Boudreau, Blanchard.. De l’Eau Salée Dans Les Veines. Un fils de l’exil, chante un auteur en exil. Ca ne dérange plus personne.
D’oasis en aboiteaux, du couscous à choucroutes, à la morue qui seche sur les rack au soleil.
Elle est là les yeux bridés. Fille de métisses. Coule en elle le sang de tellement de peuples, son regard de chasseresse.. ben oui.. elle chasse toujours la belle.. appellez-moi Madame.. chu pas mariée.. mais c’est Madame s’il vous plait. Croisée entre la louve et la mére ours. Elle veille et cajole ses petits. Distribuant repas, encouragements.. et des petits pots de générosité à celui qu’elle vient de sortir de son village.
Paris RER Argenteuil.. les bourgeoises rabougries sentent Dior, Givanchy toisant avec mépris les belles jeunes de toutes les couleurs qui embaument la vanille, la fraise, la noix de coco, le piments et de toute les épices de la route de la soie..et de l’Afrique
Vives les femmes de couleurs.

lundi, 17 mars, 2008
