Porte de Fatima
Le soleil se couche sur la nuit et toi tu dors déjà
Et de ton repos émane une paix qui apaise les étoiles.
L’univers baille dans tes rêves et mes yeux dans tes songes
D’où es-tu venue, de la lumière où de l’ombre
Toi qui avait tout vu, de l’absence de l’espoir
La mort s’en est allée quand elle a entendu ton pas
La mort aime la vie et elle avance debout
Gardant ses baisers pour d’autres festifs trépas
Alors que tu te retournes lui montrant tes tresses
Sous la lune de Djerba, d’Oran et Carthage
Elle souri coquine et heureuse
Au bonheur de te voir lovée d’azur
D’or et de pourpre sous le vent nocturne
Qui lui seul caresse jusqu’au levé du jour
Elle t’a abandonné à la vie, d’un baiser dérobé
Ne voulant t’emporter dans son antre final
Te laissant au paradis de l’arôme d’un café
D’un croissant de bonheur quand tu ouvriras les yeux
Dans ton sang coule Grenade, sa gloire et ses grottes
Le flamenco, le Talmud, le Coran tournoiements de ton âme
Marchent vers Compostelle se moquant des pèlerins orthodoxes
Croisades de sagesses matinales dans lesquelles tu mets du sucre,
Encore endormie.


jeudi, 10 avril, 2008
