Tus ojillos negros
D’un cœur battant enterré
Sous les perles de nos paupières
Là où nos chants à la mort
Là où nos corps à la vie
Se sont tus à bout de souffle
Les mains sur tes hanches
Debout au bord du gouffre
De nos douleurs à la peau arrachée
Sous l’écho de nos talons
Sur les planches de pierres qui tapissent
Rauques nos gorges dans la nuit
L’amour s’échappe de mes veines trop fragiles
Éclatées de milles lettres blanches à ton regard
Toi, Toi, Toi, Andalousie sous le froid
Qui traversa l’âme océanne de poésie
Qui renversa Grenade dans les larmes
Toi pour qui Aragon perdit son âme
Toi pour qui ibn Rushd et Maïmonide
Furent taire leurs prières
Toi qui un jour trembla dans ces bras
Toi pour qui demain
Demain pleurera

mardi, 7 octobre, 2008
