À flanc
J’ai aimé le silence des mots
Cachés sur une montre évasive
Buissons murmurés ou chapeaux
D’illusion dorées ou chétives
Que connais-tu de la beauté
Celle qui grouille qui courre nue
Sous un pinceau ou un baiser
D’un amour jeté à la rue
Sur un regard tout ébreché
Entre les rideaux décousus
Seul un homme écrit son péché
Au bout d’un espoir entrevu
Demain encore se relever
Au soleil vert et mille printemps
Fouiller l’absence inachevée
Aux quatre vents d’un cœur gitan
Demain encore se maquiller
Laisser tomber un vieux peignoir
Glisser d’un pas déshabillé
Sur une caresse un au revoir

mercredi, 16 décembre, 2009
