Brumes
Laisser fondre les vents du large
Germés sur nos rêves d’enfants
Un jour une heure en décalage
Nous faut-il encore un temps
Laisser venir encore une fois
Un regard couché vers le ciel
Tendre la main toujours vers toi
N’a jamais été bagatelle
J’ai oublié le désespoir
Tout au fond de tes miroirs
Tu ne m’as jamais dit adieu
En repartant vers d’autres lieux
Tu ne m’as laissé que la tendresse
Celle de tes mains sur nos cœurs
Notre chambre n’a plus d’adresse
Qu’un souvenir bleu à ses heures
Dans la nuit l’écho de tes pas
Habitent sans un bruit ton absence
D’un pas de deux si loin de toi
En mes yeux glacés de faïence
Il n’y a plus rien à voir
Sur nos volets fermés
Seul un vide et blanc couloir
Jeté sur un piano déchiré
Il ne reste que le silence
Là où encore hier s’éteint
Qu’une mémoire en errance
Là froide sur un bout de pain

lundi, 16 novembre, 2009
