Dernier détour
Hanté par la lumière
Le soir des eaux obscures
Quand la vie s’étincelle
A la rencontre d’un mur
D’un cœur monté de pierres
Qu’une douleur ensorcèle
Tu marches seul dans la nuit
Dans ton dernier hiver
Sans un cri, sans un bruit
Tout au bout de tes vers
En pleurant le verbe aimer
A grands coups de pieds
C’était hier sous la pluie
Qu’elle était dans tes bras
Celle que tu as toujours fuit
Au plus profond de toi
Tu as soufflé tous les vents
Les as tatoué de poignards
Les mains aux paumes brulées
Au fil des pas délirants
Chemins de tout ton passé
Témoins de tous tes cafards
C’était hier sous la pluie
Dans tes yeux de bagnard
Celle que tu as toujours fuit
Ferme ses yeux au revoir
L’amour sous le manteau
Aux larmes du crépuscule
Les doigts bleus refermés
Nu de l’âme, nu de peau
Toute une vie se bouscule
D’un souffle décharné
C’était hier sous la pluie
Encore un jour en retard
Elle que tu as toujours fui
Lasse ton dernier regard

samedi, 19 septembre, 2009
