Du bout des ongles

Couchée de rêves et de fleurs des prés
Longeant les lunes, les rives ennuagées
La cape du vent au pied de son lit
Embrasse ses pas aux creux de la nuit
La mort frappe dehors à bout de souffle
Papillons sans ailes, funambules de l’espoir
Embrasée de souffre, de regards évidés
Caressant la chute, paupières fermées
La rivière s’est tue aux larmes du temps
Cadavres en rut d’une vie trop courte
L’ivresse blanche repose à jamais
Le souvenir tendu de sa main tranchée

dimanche, 7 juin, 2009
