En garde
C’est Tabra c’est Aragon
Qui croisent le fer sur ces lignes
Sans amours ou pardons
Aux ferrailleurs indignes
Des poètes donnent l’engrais
À des larmes étroites
Un jet d’encre s’il vous plait
Pour une âme maladroite
Oser briser les cathédrales
Et y boire la lumière
Aux vers fragile cristal
Balbutie un pauvre hère
Seul le salut sur ses lèvres
Y embrasse l’abysse
D’un temps volé d’éternité
D’un temps voilé d’amitié
Où un verbe métisse
Gémit seul une trêve

jeudi, 17 décembre, 2009
