Entr’ouvert
Pourquoi encore dormir dans les yeux de la nuit
Sur des champs de blé vert tremblant d’incertitudes
Quand les moulins et les vents se sont tus sous la pluie
Devant les pas et les heures en nos mortes habitudes
Réinventer le temps, oui celui des coccinelles
Musique en nos âmes encré au cœur du silence
Remonter le vent nu, une voile en nacelle
Pour trouver tout au fond encore un peu de présence
Pourquoi, pourquoi ne pas oublier les fautes à venir
Quand monte demain le chant et le calme
Tissés de nos doigts gercés de souvenirs
Et enterrer à jamais nos guerres saintes au napalm
Regarder en paix, l’heureux vol d’hirondelles
Cigales aériennes où se posent le temps
Emporter à offrir une main, un appel
Sur nos lèvres posé un balbutiement

mercredi, 26 août, 2009
