Grande salope
Chaque nuit au pied du lit
Se moquant de mes nuits
Elle nourrit tout mes rêves
De cimes et de rivières
Jalouse maitresse
Elle se rit de mes lacets
En bottes, en sandales ou pieds nus
Me jetant à l’espoir rugueux
Des vies et enfances sacrifiées
À l’inquisition et à l’ordre
Aux lendemains à bâtir
Sur son bûcher brûlent nos ancêtres
Leurs mains dans la terre
Dans le feu et le fer
Soufflant sur nous leurs combats
Leur labour de l’histoire
En leurs cranes dépolis
Tendus aux murs assassins
Roués de masses troués par balles
Dans un silence ou dans un cri
Dans leurs yeux
Seul son nom
Celui d’une grande dame
Celui de la plus grande des femmes
Celui de Liberté

samedi, 19 décembre, 2009
