۩ Gilbert Jourdren

"La poésie, l'aube du regard."

Lueurs à naître


blanche

la solitude dérive feuille sur la Seine..
péniche en nos cœurs
manque de sang
manque de peau

manque de tes lèvres gonflées

boire encore à ta source
nos hiers nos étés
dormir sous tes yeux
dans tes rêves entouré

franchir encore une fois
l’ombre de ta chambre
la frontière de tes ongles
le sillage de ta cuisse

enmène-nous à bout de souffle
à bout de nuit

amène-nous la rosée déposée
fatigue de nos haleines unies

papillons à l’orée du matin
dans la chaleur féconde
en ton sein

blanche

mercredi, 4 novembre, 2009

blanche