Lueurs à naître
la solitude dérive feuille sur la Seine..
péniche en nos cœurs
manque de sang
manque de peau
manque de tes lèvres gonflées
boire encore à ta source
nos hiers nos étés
dormir sous tes yeux
dans tes rêves entouré
franchir encore une fois
l’ombre de ta chambre
la frontière de tes ongles
le sillage de ta cuisse
enmène-nous à bout de souffle
à bout de nuit
amène-nous la rosée déposée
fatigue de nos haleines unies
papillons à l’orée du matin
dans la chaleur féconde
en ton sein

mercredi, 4 novembre, 2009
