Née bulleuse
Que reste-il de nos peaux pétries dans la pierre. Quelques mousses et empreintes de nos corps séparés.
Tu déchiras les ronces de nos âmes entre les dents de nos souffles. Crachas nos peurs et nos dérives à la bouche béantes de nos mains reproductrices.
Les plumes du désirs figées dans les astres, se bercent encore de nos râles inassouvis. Bleus de soubresauts. Verts de vie des profondeurs. Grenat de nos pupilles enflammées à leur de la petite mort qui d’un verbe jaculatoire se fit tendresse et abandon, vagues océannes.
Que reste-il de nos langues enroulées. Quelques étreintes infinies où les comètes se noient.
Peau de peau. Tu rampes sous mon être. Femelle éternelle qui me consume.
Tes pieds avalés nourrissent ma semence. Sur ta bouche-gouffre au plaisir insatiable. Mes doigts se roulent de vents de frissons, dispersés sur tes pores aux mamelons en érection.
Ton sexe, figue découverte, rouge de sang… sentant la mer et le miel… encapuchonné de voiles salines, appelle nos noms dans nos masses unies, maintenant informes, suspendues, au-dessus du gouffre de la genèse.
Nos gènes résonnent à jamais de notre portance.
Vol plané, éclipse de nos rencontres.

mardi, 22 septembre, 2009
