۩ Gilbert Jourdren

"La poésie, l'aube du regard."

Odes aux matins


blanche

J’ai fouillé les bois, les chemins et l’âme des passants, de l’aube aux larmes de l’été. De fougères aux fontaines, la nuit s’enroule de nos rêves envolés aux miroirs délavés et nous marchons debout sur la pierre du temps, ce pont de nulle part. Cachées dans le métier de la vie, nos navettes inexorables vagabondes s’imaginent salsa ou tango, les pieds dans le sable salé qui fuit sur le passage et le retour furtif du regard.

J’ai fouillé le silence et le vent, les cheveux mouillés de ta sueur humide et femelle. Fouillé tes jambes un doigt dans ta bouche entrouverte. Fouillé tes yeux endormis aux caresses caravanes. J’ai fouillé ta poitrine au clair de lune jusqu’à l’aveuglement dans la beauté de ton souffle. Et mes doigts à tâtons sur toi s’endorment vaincus dans ton sommeil.

blanche

samedi, 27 juin, 2009

blanche