Pierres de nuit

Faire un tour, encore un tour
Pourquoi, pour qui
Là-bas dans les feuillages
A contempler la nuit
Tout au bord du vent
Plisser les yeux à contre-jour
Enfoncé dans la mémoire
Ouvrir la main sur une fleur
Quand passent les nuages
Vois-tu les loups invisibles
Qui rodent en nos cœurs
Ces jardins où la vie
Fragmente le souffle
Marcher courir aimer
Encore un jour sous les fougères
Et glisser parfois la tendresse
D’un regard au matin
Tu disais l’Espoir nous hisse
D’étoiles en chemin
De chandelles ou de sources
Que l’on avait oubliées

mercredi, 2 septembre, 2009

Les cheveux des étoiles
Sur les murs de Babylone
Baignent l’Éden d’un voile
Sur la nuit qui frissonne
A la porte de Dieu
A la porte des cieux
Les aigles déchirent le cœur
Tout en haut des jardins
D’un poète pèlerin
Debout au puits des heures
Récitant la beauté
La lune et le blé
Son âme jetée au fleuve
S’enfonce à la dérive
Dans les mains de la veuve
Dans son sein qui enivre
La langue lourde et la vie
D’un nouveau paradis
Et les sables s’envolent
Les chemins de ses vers
Dans le chant de sa mort
Comme glisse le serpent
Sur l’arbre de ses pères
Sur le livre paroles
Sur son dernier serment