۩ Gilbert Jourdren

"La poésie, l'aube du regard."

Te voilà seul


blanche

La tombée des étoiles
Se cache de tendresse
Un baiser sur le mal
Sur la chute des caresses

Armé d’un bout de ciel
Tu rêves dans la nuit
De son nom d’un appel
De ses larmes de pluie

Te voilà seul
Au bout du jour
Tout au bout de ton cri
Te voilà seul
Au bout du jour
Aux larmes de l’oubli

C’est l’amour c’est un chien
Que tu cours sur tes chaines
Sur un cœur de vaurien
Tout au bout de la haine

Toi qui croyais aux fées
À l’amour des sorcières
Tu as perdu aux dés
Te voilà en enfer

Te voilà seul
Au bout du jour
Tout au bout de ton cri
Te voilà seul
Au bout du jour
Aux larmes de l’oubli

Aux larmes des barreaux
Tu sculptes dans ta peau
Le bonheur interdit
À tes doigts infinis

Tes ongles dans les murs
Ont écrit la douleur
Tout tes songes impurs
L’horloge de tes pleurs

Te voilà seul
Au bout du jour
Tout au bout de ton cri
Te voilà seul
Au bout du jour
Aux larmes de l’oubli

Tu as toujours eu tort
De vivre sans un remord
Sais-tu qu’elle t’a aimé
Toi le dépossédé

Elle a fini d’attendre
Tes bras en liberté
Elle a préféré se vendre
Plutôt que de t’aimer

Te voilà seul
Au bout du jour
Tout au bout de son cri
Te voilà seul
Au bout du jour
Aux larmes de l’oubli

blanche

lundi, 21 septembre, 2009

blanche

Les cheveux des étoiles
Sur les murs de Babylone
Baignent l’Éden d’un voile
Sur la nuit qui frissonne
A la porte de Dieu
A la porte des cieux
Les aigles déchirent le cœur
Tout en haut des jardins
D’un poète pèlerin
Debout au puits des heures
Récitant la beauté
La lune et le blé
Son âme jetée au fleuve
S’enfonce à la dérive
Dans les mains de la veuve
Dans son sein qui enivre
La langue lourde et la vie
D’un nouveau paradis
Et les sables s’envolent
Les chemins de ses vers
Dans le chant de sa mort
Comme glisse le serpent
Sur l’arbre de ses pères
Sur le livre paroles
Sur son dernier serment