Terres et ivresses
Le froid lourd solitaire
Qui envahi la mer
Fini le jour fatigué
Emporté vers la montagne
Berçant nos pas dépassés
Sous une lune compagne
Loin de nous à la casse
Dépassés par l’impasse
Un ciel insensé se tait
D’images et de vides murmures
Valsés d’oubli mais en paix
Aux pieds noirs de nos armures
Plus d’hiers à chérir
Ou d’étoiles à flétrir
Seule meurt encore une plainte
Pour écrire un peu de nous
Graffiti d’une porte éteinte
Un hurlement à genoux
Fous de nous impossibles
D’un serment sur la bible
Chauves-souris nues sans un toit
Cherchant l’écho dans un puits
Nos bras gris maintenant froids
Se balancent seuls dans la nuit

vendredi, 18 décembre, 2009
