۩ Gilbert Jourdren

"La poésie, l'aube du regard."

Terres et ivresses


blanche

Le froid lourd solitaire
Qui envahi la mer
Fini le jour fatigué
Emporté vers la montagne
Berçant nos pas dépassés
Sous une lune compagne

Loin de nous à la casse
Dépassés par l’impasse
Un ciel insensé se tait
D’images et de vides murmures
Valsés d’oubli mais en paix
Aux pieds noirs de nos armures

Plus d’hiers à chérir
Ou d’étoiles à flétrir
Seule meurt encore une plainte
Pour écrire un peu de nous
Graffiti d’une porte éteinte
Un hurlement à genoux

Fous de nous impossibles
D’un serment sur la bible
Chauves-souris nues sans un toit
Cherchant l’écho dans un puits
Nos bras gris maintenant froids
Se balancent seuls dans la nuit

blanche

vendredi, 18 décembre, 2009

blanche