Diane

Tu chuchotes les anges et l’amour
D’un trait lent de plume abrupte
Percé des paupières du jour
Aux larmes rouges catapultes
Te voilà dressée désirée
D’un coup de rein oui inculte
Encore une fois encadrée
La main balayant l’insulte
Debout dans la nuit voilée
Aux pieds chargés de chagrins
Toi aux hanches mille fois convolées
Falaises enlacées au matin
Tu rugis les anges pour toujours
D’un jet d’encre poulpes écarlates
Les dents croisées entre l’ajour
Où gisent les archanges et les blattes
Couchée nue tu tressailles soudain
D’un rêve aux bonheurs impossibles
Doux et vif comme un jeune daim
Terrassée soudain te voilà cible

jeudi, 30 avril, 2009
