Perdu dans la nuit

Perdu dans la nuit
Sur les murs du silence
Cerf-volants posés sur les nuages
Te dire un jour l’interdit
D’un regard pudique
Réfugié du temps
Comment ne pas vivre sans musique
Un oiseau livre son chant
Offrant le thé à l’étranger
Une lune barbouille
Ton odeur et tes pas
Devenir la terre
Enfouie dans tes bras
Embrasser le mal
Liras-tu un jour le refus
D’un baiser mal-aimé
Dans la caresse nocturne
Où la liberté à rebours
Ourla les doigts de tes pieds
Grains de nacre sur ton cou
Ton dos nu endormi
Se repose en paix
L’instant d’un souffle chaud

vendredi, 22 mai, 2009
