۩ Gilbert Jourdren

"La poésie, l'aube du regard."

Café si tôt


blanche

Se réveiller muse ou cafard
Que d’ombres sous les ongles
Nuits aux dièses entrechoqués
Crispées aux cuivres baldaquins

Se réveiller satin ou miel
À l’aube d’un café dérive
Aux paupières entremetteuses

Te voilà mante religieuse
Aux membres trop tendres

À te dire de quels demains inconnus
Radeaux sur nos jours éloignés
Voguent nos cœurs d’automne

Un pas, deux chats

Posés sur un rayon funambule
Équilibre bourré de méandres

Au matin qui se lève

blanche

vendredi, 1 janvier, 2010

blanche