Café si tôt
Se réveiller muse ou cafard
Que d’ombres sous les ongles
Nuits aux dièses entrechoqués
Crispées aux cuivres baldaquins
Se réveiller satin ou miel
À l’aube d’un café dérive
Aux paupières entremetteuses
Te voilà mante religieuse
Aux membres trop tendres
À te dire de quels demains inconnus
Radeaux sur nos jours éloignés
Voguent nos cœurs d’automne
Un pas, deux chats
Posés sur un rayon funambule
Équilibre bourré de méandres
Au matin qui se lève

vendredi, 1 janvier, 2010
