۩ Gilbert Jourdren

"La poésie, l'aube du regard."

La longue plaine


blanche

Un train dans le cœur gronde aveugle
Retournant la terre à fer nu
Volant le ciel au crépuscule

Volant le ciel au crépuscule
Violant le ciel au crépuscule

Cyclope dans la nuit

Écartant une âme blanche
D’un regard, de la main
Sur la folie d’une table

Sur la voix rouge du destin

Là où dansent en cage les larmes
Les plaines et les noirs théâtres
Creusés en nos paumes délicates

Ni chevalier, ni tramway d’acier
Ne sauveront le grand passage
Le vide hérissé d’éperons

Brisés se plient démons et anges
Aux quatre portes de la vie
Dans la terreur de la lumière

Qui éclate en ta douleur

D’une humanité si petite

blanche

samedi, 2 janvier, 2010

blanche