La longue plaine
Un train dans le cœur gronde aveugle
Retournant la terre à fer nu
Volant le ciel au crépuscule
Volant le ciel au crépuscule
Violant le ciel au crépuscule
Cyclope dans la nuit
Écartant une âme blanche
D’un regard, de la main
Sur la folie d’une table
Sur la voix rouge du destin
Là où dansent en cage les larmes
Les plaines et les noirs théâtres
Creusés en nos paumes délicates
Ni chevalier, ni tramway d’acier
Ne sauveront le grand passage
Le vide hérissé d’éperons
Brisés se plient démons et anges
Aux quatre portes de la vie
Dans la terreur de la lumière
Qui éclate en ta douleur
D’une humanité si petite

samedi, 2 janvier, 2010
