۩ Gilbert Jourdren

"La poésie, l'aube du regard."

Lune oubliée


blanche

Une fontaine fredonne l’hiver aux portes de ta chambre
Saison barbouillée aux quatre chemins d’amandes
Dans tes cheveux écarlates glissant sous mes bras
Une chanson s’envole à Paris dans la nuit

Regarde nos rêves impuissants sur la noire rivière
Celle qui file bleue sur les rapides en nos paupières
Celle qui traverse les plaines les rêves qui nous hantent
D’océans, d’ouragans où chantent les baleines

Tu seras fleurs enivrantes gorgées d’étreintes
Humées d’étoiles sillonnant le temps vagabondes
Enroulée sous les voiles tissés de ton sillage
Ton souffle coulera aumône dans mes veines

Taire le silence rouge celui qui marche à ton pas
Embruns à tes marées à tes charmes devinés
Prisonnier de tes sables et devenir lumière
Une éternité tapie aux fonds de tes yeux

Au pied de ton lit mes sandales en sacrifice
Diront aux hirondelles aux fauves papillons
Que nous fûmes unis seul le temps d’une éclipse
Seul entre tes seins.. seuls, oui seuls entre tes reins.

blanche

mercredi, 6 janvier, 2010

blanche